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 Les Anglaises s'habillent en Prada - Pv : Karen

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Emma Williams

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MessageSujet: Les Anglaises s'habillent en Prada - Pv : Karen   Ven 2 Mai - 16:20

Parfois, Emma, je te trouve particulièrement superficielle...

Cela faisait des heures et des heures que je traînais les boutiques de luxe à la recherche de nouveaux vêtements. J'avais eu envie de changement mais cette envie avait été plus facile à réaliser dans ma petite tête de blonde. Et voilà que je me parlais à moi-même en plus. Ça ne tournait pas rond dans ma petite tête de poisson blond. Mon bocal devenait trop petit.
Je voulais changer, mais changer en quoi je ne le savais pas tellement au fond. Je me sentais mieux ces derniers temps, c'était sans doute dû au fait que je dormais un peu mieux aussi. L'appétit n'était pas tellement revenu et là était tout le problème. J'avais perdu du poids et toute ma garde-robe était devenue trop grande. Il me fallait de nouveaux vêtements rapidement. Je ne pensais plus d'avoir l'impression d'être un sac à patate. C'était loin d'être le cas, même s'ils avaient une taille de trop, mes vêtements étaient de très bonnes factures et incroyablement bien coupés. Ils étaient tous le produit de grand couturier et cela se voyait. Mon porte-monnaie avait moins aimé les acheter que mon estime avait été, elle, comblée. J'étais habituée depuis toujours au luxe. C'était en moi. Je ne pouvais pas faire autrement que m'habiller en Prada, Chanel, Dior, Louboutin... Dire que je ne pouvais pas faire autrement, c'était mentir bien sur. Je n'avais pas un pistolet sur la tête avec comme exigence de ne porter que des grandes marques inaccessibles au trois quart de la population mondiale. Je n'en étais pas rendu là bien entendu. Mais depuis ma naissance, même mes bodys de bébé étaient de grandes marques.

Mince, cette conversation avec moi-même était vraiment pathétique ! Je ne pouvais tout de même pas culpabiliser de ne porter que des grandes marques. Jusqu'ici, je ne m'étais jamais posé ce genre d'interrogation. Je n'avais pas eu à le faire non plus. J'avais toujours évolué dans mon milieu de riches privilégiés qui ne connaitraient jamais le manque d'argent. Pour nous, les grandes marques n'étaient que chose commune. Nous ne connaissions rien d'autre et n'envisagions aucune autre option. Les mères amenaient leurs filles dans les boutiques les plus luxueuses dès leur plus jeune âge. Les grands-mères faisaient de même également. Par mimétisme, les jeunes filles, une fois mère, emmenaient leurs enfants dans les boutiques de luxe à nouveau. C'était presque une tradition familiale ancestrales chez les riches. Les magasins de prêt à porter, on n'en entendaient même pas parler... Ou en mal. Les coupes n'étaient pas adaptés, les produits de mauvaise qualité et même cher pour ce que c'était... Cher ? A ce souvenir, je me mis à sourire devant la bêtise de ma mère. Comment avait elle oser affirmer une chose pareil avec son calme et son flegme tout anglais ? C'était incroyable d'entendre de telles choses de la part d'une femme qui devait peser à elle seule au moins... Non, il ne fallait même pas se poser la question. Je n'en étais pas en reste niveau argent non plus, néanmoins, depuis ma fuite, ma famille m'avait peut-être déshéritée. La belle affaire tiens ! Enfin, c'était bien parce que j'avais largement de quoi faire devant moi que je ne me souciais pas de ce détail, je le savais bien. Si j'avais eu des problèmes d'argent, voir de dettes, je n'aurai jamais tenu le même discours. J'étais bien consciente, et cela depuis toujours, de vivre dans un monde privilégié. Je n'avais jamais souffert de la fin et n'en souffrirais jamais non plus. Du moins, normalement. Mais dans ma vie, rien n'était normale ! Mieux ne valait pas trop présager de l'avenir dans mon cas.

Allez ma grande, motive toi, il te faut des vêtements ! Tu as toujours eu l'habitude d'avoir de beaux vêtements bien coupés sur toi alors ne transige pas avec cette règle d'or de l'élégance. En plus, je commençais à avoir mal aux pieds à force de flâner. Élégance oblige, j'avais voici des talons hauts que je maîtrisais à la perfection mais qui n'étaient pas des plus confortables pour le piétinement sur place entre les rayons d'un magasin. Mais le reste de mes vêtements détonnaient, ils étaient trop grands et un peu informe sur moi. Bien cachés sous un perfecto, cela se voyait à peine. Un non averti ne l'aurait pas remarqué mais bien, dans ce genre de boutiques, il n'y avait que des femmes averties. Qu'importe, je n'allais pas tuer la mode pour ce léger faux pas qui n'en était pas vraiment un. Mon corps changeait mais pas dans le sens que l'on pourrait croire. Dire que normalement, à cette période, j'aurai du arpenter les rayons femmes enceintes ou bébé... Mais non, cette joie ne sera pas pour moi.
Une robe en soie vint compléter les essayages que je m'apprêtais à réaliser. Je venais de faire trois fois le tour du magasin, direction la cabine d'essayage, je n'allais plus rien trouver qui allait me plaire maintenant. Je poussais un soupir en regardant ce qu'il y avait dans mon panier essayage. Encore des coupes classiques et des couleurs passe-partout. Mes vieilles habitudes et mon éducation avaient la vie dure. Déjà à 26 ans, avec un dressing aussi classique, je devais en paraître dix de plus... Je poussais un nouveau soupir. Je ne voulais plaire à personne en particulier, et pas particulièrement aux hommes, mais je voulais au moins me plaire à moi-même. Et une partie de moi avait envie de sortir de ce carcan traditionnel dans lequel j'avais été enfermé une bonne partie de mon début de vie. Mais il semblerait que, par habitude, je choisisse toujours les mêmes modèles et les mêmes couleurs. Tiens, elle était plutôt mignonne cette petite robe. Plus courte que ce que j'avais l'habitude de porter et ce bleu électrique comme ça, je n'en avais jamais vêtu. C'était trop voyant d'ordinaire selon mon goût. Si je voulais changer, je devais oser. Alors osons ! D'un pas décidé, j'allais la chercher. En cherchant ma nouvelle taille, mon oreille s’attarda sur les cancans mondains.

... l'Anglaise là-bas. Soyez sur qu'elle est Anglaise, cela se voit immédiatement ! Eh bien je l'ai vu embrasser une femme !! Mais oui ! Et vous ne savez pas le meilleur : Elle avait moitié moins que son âge ! Un scandale !

Scandale... Je ne connaissais que trop bien ce mot pour l'avoir tellement entendu pendant les sermons de ma mère. Dès que j'avais eu le malheur de venir la voir pour lui confier les faits de maltraitance de mon mari, c'était immédiatement ce que j'entendais en retour.

Mais veux tu te taire voyons !! Pense au scandale qu'une telle chose rendue publique ferait éclater ! Pense donc à ton mari. C'est ton rôle !!

Mon rôle. Oui, c'était bien cela. Me taire et obéir à mon mari, tout faire pour son bonheur... Comme dans les années 40 ! C'était une prison dorée que l'aristocratie anglaise. Elle avait fini de m'achever cette fameuse aristocratie.
Je ne comprenais pas l'intérêt de ces femmes d'être aussi cruelles ainsi. En quoi, le fait qu'elle aimait et embrassait une jeune femme qui avait moitié moins que son âge était une chose choquante ? Que ce soit une femme qui en aime une autre ? Ou qu'elle aime un être qui avait moitié moins que son âge ? Ou même les deux d'ailleurs... En revanche, si cette belle blonde avec un style vestimentaire que je lui volerai volontiers si j'osais porter ce genre de couleurs, avait été un homme, personne n'aurait rien eu à redire. Je me faisais souvent la réflexion que si la condition des femmes a connu une évolution aussi lente, c'était en partie du aux hommes mais également à toutes les autres femmes qui, dans leur esprit, ne souhaitaient pas évoluer non plus. Ou peut-être n'en étaient elles tout simplement pas capable non plus. Il y avait certes les vieilles moeurs mais ce n'était pas la seule explication. Combien de femmes aujourd'hui faisaient encore une préférence entre leurs enfants quand ils avaient un garçon et une fille. Les femmes souffraient encore d'une image négative de bonne à tout faire, de femmes d'intérieur qui devaient s'occuper de leurs maris et entretenir la maison. Surtout faire attention à la réputation, c'était le maître mot... Que de bêtises. Si ces deux femmes étaient heureuses ensemble, c'était le plus important. Il ne fallait pas chercher plus loin.

Et quitte à critiquer, autant le faire discrètement. Là, tous les clients de la boutique, les vendeurs et même cette pauvre femme visée par ces cancans avaient du tout entendre. Quel manque d'élégance dans ce geste. La colère commençait à me gagner et connaissant ma personnalité, ce n'était pourtant pas une chose aisée.
Sans m'en empêcher, j'intervenais dans leur conversation qui n'avait pas dévié d'un iota de son but.

Qu'est ce qui vous dérange le plus au fond, mes dames ? Que celle que vous critiquez soit heureuse et ait réussi sa vie là où vous avez échoué la vôtre ? Ou plutôt qu'elle soit encore la cible de marque d'affection dont vous souffrez depuis longtemps puisque c'est à d'autres que vos maris respectifs lui offrent ?

Sur ses mots et sans attendre la moindre réponse, je me dirigeais, à un pas lent et régulier vers le salon privé des cabines d'essayage. Quelle bande gourde !!


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Karen J. Rowling

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MessageSujet: Re: Les Anglaises s'habillent en Prada - Pv : Karen   Lun 5 Mai - 13:41

Les anglaises s'habllent en Prade
Emma&Karen
Depuis toujours Karen nageait dans le luxe. Elle avait toujours eux tout ce qu'elle voulait était enfant , mais elle était de sang Bleu comme ont dit lorsque nous parlons de sang royale anglais. Donc la famille Royale n'avait jamais manquer d'argent et ne manquerait jamais d'argent. Elle était heureuse de cela et aujourd'hui avec la vente de ses livres qui lui rapportait beaucoup et bien elle était sans cours d'argent. Elle adorait toujours êtres bien habiller. Chaque vêtement qu'elle portait tombait parfaitement sur elle. Elle étai vraiment heureuse présentement, car elle était maintenant fiancée avec celle qu'elle aimait.

Aujourd'hui Blue n'avait pas de cours a l'université et Karen et elle s'adonnait a l'un de leur passe temps favoris faire les magasins pour dénicher la perle rare. Mais bien sur qu'elles étaient toujours la marque de moqueries sur leur couple. Karen le savait très bien que Blue avait la moitié de son âge , mais l'amour ne ce contrôlait pas. Karen était tomber sous le charme de Blue lors d'un cours de théâtre et elles avait décidé de sauté le pas avec elle. Peut importe ce qui pourrait arriver entre elle, puisqu'à l'époque sa relation avec son ex-mari avant qu'il ne se suicide tragiquement n'allait plus du tout. Rien ne marchait entre eux et cela depuis tellement d'année. Elle avait demander le divorce et Mackenzie sa fille lui avait toujours dit que c'était a cause de ce divorce que son père c'était suicider et aussi parce qu'elle l'avait pousser a bout.


Toute cette histoire avait fait que Karen et sa fille était toujours en froid. Elle avait vraiment du mal a accepter que a fille puisse pensé cela d'elle. Mais bon revenons a nos moutons. Aujourd'hui Karen et Blue était dans l'une de leu boutique préférée. Ce n'était pas la première fois qu'elle venait ici , mais a chaque fois les vendeuses étaient toujours aussi intense sur leur remarque.

Karen ne se laissait plus atteindre par les remarque depuis qu'elle avait fuit Londres avec Blue et Mackenzie. Elle ne voulait plus être toucher par les remarques et les gestes posés par certaines personnes depuis qu'elle était ici et bien elle laissait couler sans arrêté le flot, car cela était qu'un certain nombre de personne. Aujourd'hui Karen portait l'un de ses tailleurs , un tailleur blanc qui tombait parfaitement sur elle avec une chemise simple beige  et elle avait bien sur mit l'une de ses nombreuses paires d'escarpin blanc. Tout ce qu'elle portait s'accordait parfaitement comme toujours.

Elle s'était maquiller simplement et elle avait simplement lissé ses cheveux. Blue était tout aussi classe que Karen. Elle marchait dans les rayons avec Blue et discutait avec elle. Elle avait bien sur parfois embrasser Blue et elle marchait toujours en se tenant la main sans avoir peur des réactions.

Karen et Blue avait entendu ce que la jeune femme avait dit aux vendeuses qui avaient soudainement arrêté de parler deux. Elle était près de l'endroit où était la jeune femme près des cabines. Elle attendait Blue qui était entrain d'essayer certaine chose. Elle regarda en direction de la jeune femme et elle fini par simplement lui dire

« Merci.»

Sans rien de plus. Elle ne savait pas si la jeune femme allait réagir. Même si Karen fesait mine de ne pas être déranger par les remarques une certaine partie d'elle l'était encore et le serait toujours. Ce serait insensible de ne pas être toucher positivement ou négativement par ce genre de remarque. Mais Karen voulait vivre sa relation pleinement.

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MessageSujet: Re: Les Anglaises s'habillent en Prada - Pv : Karen   Jeu 25 Sep - 14:42

Vous n’avez pas à me remercier. Ces femmes n’ont simplement pas à vous juger…

Même si je restais courtoise, je n’en pensais pas moins. Mon éducation typiquement bourgeoise, et plus est, anglaise m’empêchait d’exprimer plus clairement ce que j’en avais réellement pensé. De tels comportements ne devraient pas exister. Contre attente, je n’étais pas choquée du comportement de ce couple pourtant si atypique. L’Angleterre restait encore assez fermée sur ce type de relation et préférait des mœurs plus communes et usuelles. Surtout dans la bourgeoisie ou tout n’est qu’image et faux semblant. Mais après vécu l’enfer auprès de mon mari, avoir été obligée chaque jour durant de faire semblant que nous avions tout du couple heureux et modèle alors que dans l’intimité il en était tout autrement, m’avait changé. Et avant de surcroit, fait changer ma façon de juger autrui. Je n’avais jamais vraiment ressemblé à la bourgeoise typique, blasée par la vie et qui trouvait ses petits malheurs si difficiles à surmonter et à vivre alors qu’au fond j’avais tout pour être heureuse…

Non, bien au contraire. Au lieu d’être fermée, de ne pas voir plus loin que mon rang social, j’avais toujours été une jeune femme ouverte. Ouverte mais parfaitement indifférente. Je me moquais que la personne en face de moi ne soit pas duchesse du moment qu’elle ait de la conversation. Un homme pouvait très bien avoir les mains rendues calleuses par le travail manuel du moment qu’il savait faire preuve d’esprit, d’humour et d’autodérision. Je me moquais bien de la richesse de chacun. La richesse d’un homme ne faisait pas de lui un homme. Ses actions, en revanche, c’était bien différent. Et les hommes riches étaient trop peu souvent des hommes d’action. Bien sur, je ne m’attendais pas à les voir eux-même mettre les mains dans le cambouis pour réparer leur moteur de voiture… Ce n’était pas cette image que je le voulais évoquer. Mais plutôt que les hommes riches sont… Passifs, voilà le terme qui les définit si bien. Oui, ils sont passifs. Ils préfèrent voir les autres travailler pour eux, quitte à tout leur déléguer plutôt que de bouger eux-même un petit doigt. Pire encore, ils préféraient laisser leur argent travailler pour eux plutôt que de se lever le matin pour un but plus noble : Gagner sa vie. Un homme riche pouvait absolument tout faire, tout créer et tout reconstruire sans se soucier de savoir s’il aurait assez d’argent pour donner à manger à ses enfants à la fin du mois. Leur pouvoir était quasiment sans limite… Mais les femmes n’en étaient pas moins concernées par toute cette histoire.

Mes parents m’en avaient dissuadé mais j’avais toujours voulu travailler et gagner mon propre argent ! C’était tellement plus valorisant de savoir que l’on avait sué sang et eau pour pouvoir se nourrir soi-même. J’aimais me lever le matin et aller travailler pour cela. A moins que la raison soit tout autre ? Il est vrai, je devais l’admettre, que j’avais également l’impression de fuir la pression sociale qu’engendrait un trop plein d’argent. Tout le monde attendait le comportement parfait de la jeune femme de bonne famille modèle. Et je n’étais pas cela au fond mais je m’étais conformée à leur attente. Si bien conformée qu’à force je me demandais qui j’étais réellement ? Je ne le savais plus vraiment. J’avais fini par écraser et contrôler ma propre personnalité en vue de rester conforme aux attentes de tous. Notamment celle de ma famille et de mon mari et cela avait été un échec total. C’était un échec depuis le début. Dès lors que cette union avait été arrangé entre les parents pour se valoriser chacun socialement et pour augmenter leur fortune respective et non pour nous, leurs enfants qui auraient du être le centre d’attention de ce mariage. Si seulement cela avait été autrement… Mais le passé était révolu maintenant, il ne fallait plus y songer. Ou du moins, le moins possible. Les souvenirs me faisaient trop mal au cœur et me serraient la poitrine, je m’en sentais oppressée.

Je me trouvais stupide avec mes essayages sous le bras. Je n’avais plus tellement envie d’essayer quoique ce soit dans cette boutique. De part leurs réactions, les vendeuses avaient annihilé toute ma bonne humeur de la journée. J’avais envie de laisser tous les vêtements en désordre et de partir. Je pensais intérieurement que cela leur ferait les pieds de nettoyer mon merdier. Comme une forme de punition pour leur impertinence. Mais… N’avais-je pas l’impression de réagir en enfant gâté ? Mais d’où une telle idée m’était-elle venue ? Me venger ne faisait pas partie de ma personnalité. Je n’avais pas ce tempérament et rien ne me tenait à ce point à cœur. Je ne comprenais pas pourquoi je me sentais si blasée et énervée après leurs remarques. Chacun pouvait exprimer ses sentiments alors me sentais-je aussi énervée par leur manque d’ouverture ? C’était à ne rien y comprendre.

Quoiqu’il en était, je ne pouvais pas rester plantée là, devant cette femme qui me disait vaguement quelque chose, et que je venais de « protéger » pour mon intervention. J’avais besoin de vêtements à ma taille, pouvais-je réellement me permettre de tout laisser en plan et de repartir vers la sortie sans aucune tenue ? Plus rien ne m’allait mais je pouvais le faire et aller voir tout simplement dans une autre boutique. Mais il commençait à se faire tard, selon mon point de vue. Je me connaissais, si je sortais d’ici, j’allais tout simplement rentrer chez moi, sans rien acheter. J’avais déjà écumée plusieurs boutiques avant de venir dans celle-ci sans qu’aucunes n’aient des pièces qui attirent particulièrement mon attention… Je pouvais aussi attendre la saison prochaine mais cela signifiait passer plusieurs semaines dans tes vêtements trop grands qui finissaient par devenir informes… J’étais une femme de goût, je ne pouvais pas supporter cela plus longtemps que nécessaire. Quelle belle blonde superficielle je faisais !

Je poussais un soupir en rentrais dans la cabine voisine. Dépassant les vêtements sur un portant individuel, je songeais que je n’avais vraiment pas envie de payer le salaire de ces petites pestes… Mais qu’il me fallait bien des vêtements décents pour aller travailler. Ce travail que j’aimais tant, justement. Je tirais le rideau et tentait tant bien que mal de calmer mon esprit en ébullition. Ce n’était pas dans ma nature de m’énerver aussi facilement surtout pour des raisons que je jugeais futile. Mais peut-être qu’au fond de moi, je ne jugeais pas si futiles les remarques dont ce couple avait été la victime. Je me déshabillais et enfilais la première des tenues que j’avais sélectionné en songeant que non, je n’avais pas été indifférente aux remarques dont elles avaient été victimes tout simplement parce que je ne comprenais pas de tels comportements et que cela me révoltait. Je sortis dans la cabine pour bénéficier d’un miroir plus grand et de plus de recul que dans la cabine.


Je savais qui m’allait et ne m’allait pas. Cette petite robe de pastel rose m’allait comme un charme. Il n’y avait que les couleurs douces qui s’essayaient à mon teint de porcelaine. Je faisais peut-être un peu trop poupée dans cette robe. Elle m’allait bien mais était-elle pour autant de mon âge ? Je n’avais que 25 ans mais j’en paraissais souvent plus avec mon style si classique. Cette petite robe me changeait tellement qu’elle me donnait l’impression de paraitre 15 ans dans le miroir… J’hésitais, c’était bien la première fois ! J’essayais de sortir de mes habitudes vestimentaires et ça se révélait plus difficile que je ne le pensais. Je m’habillais souvent de vêtements de luxe, bien coupés et de belles matières, blancs ou de couleurs claires, comme cette petite robe… J’étais une femme on ne peut plus classique. Ma mère avait au moins réussi une chose, m’habiller comme une vraie femme de mon rang. Passe partout mais qui se remarque malgré tout… Tout un art ! Je devais passer inaperçue et pour cela éviter les couleurs criardes ou les looks « voyants et ridicules » mais malgré tout, on devait me remarquer pour la richesse de mes vêtements et mon dressing absolument accordé. Je devais être belle et élégante, le genre de femme que l’on remarque pour sa beauté simple et non comme étant une femme fatale… Aujourd’hui je gardais cette habitude. Je ne voulais pas me faire remarquer mais n’ayant connu que les vêtements de luxe, je ne me voyais pas porter du prêt à porter, je me sentirais mal à l’aise.

Je poussais un soupir en me tournant et me retournant. Cette petite robe ne m’emballait pas plus que cela… Et pourtant elle faisait partie des vêtements que j’aurai acheté sans aucune hésitation avant. Peut-être avais-je réellement envie de changement ? Et peut-être étais-je prête pour… J’avais envie de changer de tête aussi. Pourquoi pas après tout… J’avais envie de troquer ma belle chevelure blonde contre une coupe plus courte ou mes boucles pourraient mieux s’exprimer… L’heure était peut-être au changement après tout. Je testais cette idée en relevant mes cheveux, arrêtant mon geste à ma longueur idéale selon la forme de mon visage. Je devais paraitre ridicule, les cheveux à moitié en l’air, les bras relevé dans une robe rose digne de Barbie au royaume de la pastel. Dans le miroir, je voyais le reflet de la jeune femme pour laquelle j’étais intervenue. Elle me disait quelque chose, j’étais certaine de connaitre son visage. Etrangement son nom ne me revenait pas. Mais je savais que je la connaissais. Je ne le connaissais pas comme on pouvait reconnaitre notre acteur favori après l’avoir vu dans une émission et le croiser ensuite par hasard dans la rue. Non, j’avais le sentiment d’avoir déjà rencontré cette femme avant. Je ne savais plus où je l’avais rencontré mais je tentais le tout pour le tout… Je ne pouvais l’avoir rencontré qu’à cette occasion de toute façon.

Pardonnez ma curiosité, mais je suis certaine de vous avoir déjà rencontré… Seriez-vous un sujet de sa Majesté ?

Cette femme, si je ne me trompais pas, ne pouvait être qu’Anglaise. Elle en avait l’accent, tout comme moi. Nous nous trouvions dans des boutiques de luxe qui ne sont pas accessibles à toutes les bourses. Si elle était réellement Anglaise et que je l’avais bien rencontré, ce ne pouvait être qu’à une réception d’un grand notable Anglais quelconque. J’avais comme un avant-goût de retour au pays en attendant sa confirmation.


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MessageSujet: Re: Les Anglaises s'habillent en Prada - Pv : Karen   Mar 30 Sep - 15:23

Les anglaises s'habllent en Prade
Emma&Karen
Karen était heureuse que la jeune femme aille dit quelques choses , car cela devenait légèrement pénible ses remarque. Elle avait vraiment hâte que tout cela arrête et qu'elle puisse enfin vraiment vivre sa relation amoureuse. Elle avait envie de crié haut et fort qu'elle allait se mariée avec la femme la plus parfaite du monde. Mais elle ne pouvait pas le faire a cause des préjugés et surtout a cause de son rang sociale. Elle ne pouvait pas se mariée avec une personne de sang non royale et elle ne pouvait pas non plus ce mariée encore moins avec une femme.

Elle était tellement triste de ses règles pathétique. Qu'est-ce que cela pouvait bien faire pour une nièce de la reine de ce marié avec une femme. Elle avait tellement peur par contre que sa tante ne le prênne pas du tout. Déjà qu'elle avait fuit le palais sans raison et qu'elle n'avait pas donner de signe de vie depuis. Elle n'avait pas envie de retourner au palais. Surtout pas que depuis qu'elle vivait ici avec Blue et Mack l'atmosphère était de plus en plus gérable a la maison. Elle était vriament heureuse ,car elle n'en pouvait plus. Elle regarda Blue qui partie dans les cabine. Et la jeune femme fini par lui dire quelque chose après avoir parler aux dames.

- Elles ne sont pas les premières et ne serons pas les dernières. La vie est faite ainsi quand les gens ne comprennent pas ils dénigrent les autres.

Dit-elle spontanément a la jeune femme qui se tenait devant elle. Elle lui sourit elle était vraiment heureuse par contre aujourd'hui . Elle était fiancée a la femme qu'elle aimait et elle allait bientôt sortir son troisième livre. Elle était vraiment heureuse présentement rien ne pourrait l'attendre enfin presque rien. C'est moquerie des vendeuse et toutes les méchanceté qu'elle venait de dire lui avait un peu miné le moral. Mais Blue savait toujours lui remonter le moral.

Elle regarda en direction de Blue qui était partie regarder un peu plus loin. Elle voulait toutes les deux trouvé quelque chose pour le lancement du livre qu'elle devait faire bientôt. Aujourd'hui elle portait son tailleur blanc. Son tailleur préféré. Puis elle regarda la jeune femme qui lui parla de nouveau et elle lui dit après que la jeune femme lui aille parler de la cours royale de Londres.

- Mon père est Duc de Bretagne et j'ai prit sa place a sa mort .

Dit-elle n'ayant pas honte de son passé. Elle ne voulait pas cacher son lien avec la reine. Elle n'avait pas honte de sa famille bien au contraire. Elle en était très fière.
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